Coup de projecteur : The Lumineers ~ Live at the Olympia

Beaucoup de mes amis s’amusent à dire que je suis un hipster. Je l’ai toujours renié. Bon… Il est vrai que j’ai encore un Blackberry première génération, porte bien souvent la barbe, des chemises à carreaux et que mes playlists sur YouTube regroupent essentiellement des compilations indie/pop/folk. Pour couronner le tout, j’ai récemment déménagé au bord du canal, à deux pas de Camden Street, lieu de prédilection de cette faune urbaine. Le cliché est donc tout trouvé et j’en suis la victime éternelle. Le problème, c’est que les hipsters ne m’attirent pas spécialement. Au contraire. Je les trouve culturellement prétentieux et pas forcément très futés. Paradoxal pour quequ’un qui s’il en était un se considérerait comme l’un des pionniers du mouvement. Vous trouvez que je sonne prétentieux ? C’est que j’en suis peut-être un alors après tout !

Quatre Brahma et puis s’en va

Hipster ou pas, c’est en tout cas surexcité que je commence la journée. La tête encore un peu dans le coaltar cependant. Les quelques godets de la veille ont laissé des séquelles. Rien de bien méchant toutefois. Pourquoi surexcité me direz-vous ? Car ce soir c’est le grand soir ! Plus d’un mois que j’attends ce concert ! The Lumineers à l’Olympia Theatre, une affiche de rêve ! Et pour se remettre d’aplomb, je ne vois qu’une seule solution, combattre le mal par le mal. Le petit déjeuner fera office d’apéro. Je saute donc dans la douche, enfile des vêtements et me lance vers le shop le plus proche. Au menu, de la Brahma, une bière brésilienne. Légère, assez savoureuse et qui plus est à bon prix. La dame s’étant jetée à son tour dans la douche pendant mon absence, je m’empresse de lancer le live que The Lumineers ont donné pour KEXP*. Mon préféré, juste histoire de se mettre dans le bain. Une mise en bouche de courte durée malheureusement. La portre de la salle de bain s’ouvre après seulement un ou deux morceaux : “On va pas écouter ça toute la journée alors qu’on va au concert hein ?!”. Damn…

Quatre Brahma et un peu de malbouffe plus tard, l’heure est enfin venue de rejoindre mon loup pour une petite pinte d’avant-concert. Direction The Ivy. Encore récemment appelé le Thomas Read, le pub a entièrement été refait et propose une atmosphère feutrée à deux pas de la salle de concert. Un petit déj’ apéro dominical à rallonge mais j’ai prévu le coup. J’ai pris mon lundi off. Il faut dire que je ne comprendrai jamais comment on peut programmer un concert un dimanche soir ou en pleine semaine. Etant un peu à la bourre, nous avons à peine le temps de finir la première pinte qu’il nous faut déjà nous diriger vers l’Olympia si nous ne voulons pas manquer la première partie. Un certain Andy Shauf. Total inconnu au bataillon, et qui le restera pour ma part. Folichon pout tout vous avouer, voire dépressif. Si bien qu’au final, nous nous sommes retrouvés au bar pour recommander une tournée.

Cleopatra à l’Olympia

Cette torture accoustique terminée, il était grand temps de redonner à l’Olympia Theatre toutes ces lettres de noblesse. Et qui de mieux que The Lumineers pour le faire. L’Olympia est après tout ma salle de concert préférée. Le lieu est chargé d’histoire et est d’une beauté incomparable. Chandeliers, moulures au plafond, balcons d’une autre époque… Rien que pénétrer dans son enceinte vous donnera des frissons.

Le show fut d’une qualité sans précédent. Je ressors en général un peu déçu des concerts auxquels j’assiste. Mes attentes sont toujours très élevées, et elles l’étaient d’autant plus pour ce groupe. Mais pour une fois j’ai été comblé, aux anges. Cleopatra, leur dernier album, est bien plus calme que le précédent. Comparez Ophelia à Ho Hey, il n’y a pas photo. Mais ils ont su tourner ce facteur à leur avantage. Alternant morceaux du premier et second album, le tout a donné naissance à un mélange détonant, si bien qu’ils ont eu droit à une standing ovation de ma part à la fin de chaque chanson. Au grand désarroi des spectateurs assis derrière nous. Peu importe, j’étais en on fire.

Le concert atteignit son apogée avec l’interprétation a cappella de Flowers In Your Hair. Il est possible que je me trompe ici sur le titre, les quelques pintes ingurgitées au préalable avaient déjà fait leur effet, ajoutant un peu plus à l’ivresse du moment. Toujours est-il que mes poils s’hérissaient, un véritable orgasme auditif…

Stubborn Love venait enfin clôturer la soirée dans un bouquet final à couper le souffle et j’aurais tout donner pour rester quelques heures de plus. Mais malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Je restais donc sur ma faim, mais pas par déception, par goumandise. Je quittais l’Olympia avec un sentiment de satisfaction et d’allégresse, le sourire jusqu’aux oreilles. Un concert intimiste pouvant se résumer à la seule phrase de Wesley en tout début de représentation : “No mobile phones please folks, I just wanna be with you”.

* Je vous recommande fortement d’ailleurs de chercher si un live de votre artiste favori pour la radio de Seatlle n’est pas disponible en ligne. Ou de découvrir la station si vous ne la conaissez pas, elle vaut clairement le détour.

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Liens utiles pour les expatriés à Dublin :

http://www.lepetitjournal.com/dublin

http://www.alliance-francaise.ie/

https://www.facebook.com/groups/120399368110434

https://www.facebook.com/groups/dublinexpat/

https://www.facebook.com/groups/1597363287202079/

Illustrations : http://www.npr.org   https://www.facebook.com/OlympiaTheatre/ https://www.facebook.com/TheLumineers/

 

 

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